24 Heures

26 septembre 2008

Mme de Quattro va-t-elle doubler le budget du SESA, du SEVEN et du SFFN?

Mme de Quattro, Conseillère d'Etat en charge de la sécurité et de l'environnement, fait partie de la présidence élargie du comité d'initiative contre le droit de recours des associations (initiative radicale anti-environnement).

Se rend-elle compte à quel point les services cantonaux dépendent du travail que font les associations pour faire appliquer le droit environnemental? Un travail que les associations font gratuitement et que les services concernés apprécient, car ils seraient incapables de le mener à bien avec leurs moyens actuels! Mme de Quattro a-t-elle seulement consulté ses services à ce sujet?

Je déplore le mépris avec lequel les associations sont traitées par les initiants. Alors que c'est la droite de ce pays qui a voulu que la surveillance du droit environnemental suisse, alors naissant dans les années 70, ne coûte rien à l'Etat et soit donc confiée à des organisations de la société civile, aujourd'hui c'est la même droite, celle qui a complètement manqué le virage du développement durable, qui demande pratiquement d'abolir le pouvoir conféré aux associations! Car il ne faut pas se leurrer, il s'agit bien de cela: le but est de pouvoir contourner, ni plus ni moins, la législation environnemental, à défaut de pouvoir l'abolir.

Mme de Quattro ne peut pas prétendre être moderne, aux commandes de l'environnement à l'Etat de Vaud, guidée par une vision développement durable, et soutenir une initiative aussi rétrograde.

Aussi, je demande aux Radicaux: êtes-vous prêts à accorder les moyens supplémentaires indispensables au SESA, au SEVEN et au SFFN en cas d'acceptation de l'initiative? La responsabilité de votre représentante à l'Etat est engagée.

Enfin, je répète encore ici que les emplois bloqués par les (très minoritaires) recours écologistes ne représentent rien par rapport à ceux qui pourraient être créés en favorisant le développement local des énergies renouvelables et les investissements d'efficience énergétique. Ce discernement serait très profitable à une croissance économique environnementalement saine dans notre canton. Mais qui donc bloque les emplois?

12 septembre 2008

Les Radicaux contre la croissance

Avec leur initiative contre les associations écologistes, les Radicaux démontrent deux choses:

  1. ils ont jeté à la poubelle leurs promesses électorales sur le développement durable et voudraient faire de même avec législation environnementale suisse;
  2. ils n'ont pas identifié le potentiel de croissance économique dans le domaine des énergies renouvelables et continuent de se focaliser stérilement sur les oppositions écologistes, soit 1% du total des oppositions.
Cette position des années 60 n'est pas adaptée pour gouverner le pays au XXIe siècle.

A l'inverse, les Verts proposent de mettre en pratique les principes du développement durable pour une économie suisse saine et dynamique: rehausser le montant alloué aux incitations des énergies renouvelables et créer des milliers d'emplois chez les PME de notre pays construisant et installant des panneaux solaires photovoltaïques et thermiques, des éoliennes, des biométhaniseurs, des systèmes de ventilation ou des isolations, par exemple.

C'est là que réside un véritable potentiel de croissance économique permettant la sobriété énergétique. Il serait temps que la droite, à l'exemple de M. Yves Christen, cesse de freiner ces projets et suivent maintenant les Verts!