24 Heures

28 janvier 2009

Darbellay roule pour les Jeunes Vert-es

Selon M. Darbellay, président du PDC Suisse, son parti prône depuis plusieurs années le Green New Deal à la Suisse ("il n'y a qu'à voir le programme du PDC depuis 2 ou 3 ans"!). Le PDC aurait même eu l'idée avant les Verts!!

Peu importe si les Verts avaient voulu lancer à l'époque un "plan Marshall des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique".


Passons sur ces stériles plaisanteries et allons de l'avant avec ce plan:
- Prêts à taux zéro pour les propriétaires immobiliers qui investissent dans l'assainissement énergétique des bâtiments et qui installent des panneaux solaires thermiques.
- Normes énergétiques des nouveaux bâtiments visant Minergie P.
- Encouragement massif des énergies renouvelables en relevant le plafond de la rétribution à prix coûtant et en accélérant les programmes de recherche et les installations pilotes.
- Développement accéléré des transports publics: trams dans les villes, 3e voie CFF Lausanne - Genève, amélioration des réseaux de bus, baisse du prix.
- Construction accélérée d'écoquartiers.
- Financement de tout cela en osant, notamment, prélever de l'argent sur les carburants et les combustibles: à travers la taxe CO2 ou autrement, afin de pousser toute l'économie à faire converger efforts économiques et efforts environnementaux.
- Interdire à terme les appareils énergétiquement aberrants, dont les véhicules les plus gloutons (voir l'initiative des Jeunes Vert-es: www.mobilitehumaine.ch)

Le PDC sera-t-il d'une aide sérieuse dans cette démarche?

On peut en douter lorsque M. Darbellay dit qu'il ne veut pas de taxe CO2… Alors comment compte-il financer ce Green New Deal? Il faudrait que ce soit gratuit?

En revanche, M. Darbellay dit qu'il faut "renforcer les normes" en matière de voitures et qu'on "peut interdire certains équipements". Il soutient donc l'initiative des Jeunes Vert-es, qui ne demande rien d'autre (elle fixe un plafond d'émissions de CO2 à 250 g/km, au-delà duquel le véhicule ne serait pas immatriculé). Donc merci quand-même M. Darbellay!

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Mardi 17 nov : Soirée-Débat avec Romain Felli · L'écologie de marché : du développement durable au Green New Deal

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Trackback par : Le blog de solidaritéS | 14 novembre 2009

Commentaires

Monsieur Darbellay n'est qu'un politicien!... Et si, en ce moment, il roule pour les Jeunes Verts, en général il fait comme tous ses congénères, il essaie de rouler tout le monde!

Ecrit par : Père Siffleur | 28 janvier 2009

Oui tous ça est pas mal quand c’est présenté de manière soft, et en oubliant les contraintes étatiques que ça implique sur des libertés fondamentales de mode de vie, même les neo-liberaux dont je fais partis y verront des opportunités intéressantes.

Juste un point pour lancer une pique:

Si vous voulez financer tous ça par des taxes sur les carburants, et à la ligne suivante interdire les véhicules les plus gloutons, vous vous tirez une balle dans le pied...

Ecrit par : Eastwood | 28 janvier 2009

@Eastwood: votre remarque serait pertinente si le but de cette taxe était de faire du bénéfice. Mais ce n'est pas le cas: c'est un des éléments d'une démarche visant à réduire les émissions polluantes. Il n'y a donc pas de contradiction, mais seulement complémentarité.

Pour lancer une pique: le néo-libéralisme laisse-t-il la liberté de penser qu'on peut choisir de faire une chose qui ne soit pas rentable?

Ecrit par : Vincent Rossi | 28 janvier 2009

Pour repondre a votre pique sur le neoliberalisme:

Pour les entreprises, moyennement. En principe non, mais il n'est pas impensable de reallouer une partie du profit d'une activité rentable vers une activité non rentable. C'est même relativement courant pour se donner un air ethique (ou s'epargner des taxes)

Pour les consommateurs, totalement. Exemple qui devrait vous amusez, il n'est pas rentable de payer 4 fois plus pour une voiture capable de rouler à 250 km/h alors que les autoroutes sont limitées a 120. Mais on est libre de le faire.

CE

Ecrit par : Eastwood | 29 janvier 2009

C'est vrai, CE, l'irrationnel est très présent dans les décisions individuelles. J'ai un contre-exemple décevant: une personne très respectable qui, convaincue qu'il fallait faire un effort pour l'environnement, s'est renseignée sur la rentabilité de faire mettre des panneaux solaires thermiques sur le toit de la maison qu'elle faisait construire. Après plusieurs devis, elle a renoncé: le temps d'amortissement était trop long!

Comme quoi, mettre 40'000.- de plus pour une belle carrosserie et les options, on veut bien, mais 10'000.- sur 15 ans pour éviter du CO2, non.

D'où l'idée de donner un coup de pouce à l'économie pour modifier juste assez les comptes et faire converger l'effort économique avec l'effort environnemental.

Ce "coup de pouce" prendrait la forme d'une taxe sur les carburants fossiles et serait restituées à l'économie (soit aux consommateurs: allègement de l'assurance maladie ou de la TVA, soit aux entreprises: allègement des taxes patronales, soit à l'industrie: subsides à certaines activité).

Ecrit par : Vincent Rossi | 29 janvier 2009

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