24 Heures

17 octobre 2008

La responsabilité individuelle dans la crise financière

Je vous cite M. Stephane Garelli, professeur à l'IMD à Lausanne, sur la RSR la 1ère, le 17 octobre 2008, 7h45 à propos de la crise financière et du système permettant des parachutes dorés et des salaires excessifs:

Ce n'est pas de la faute des banquiers, car "ce ne sont pas les gens qui corrompent le système, mais c'est le système qui corrompt les gens".

Bel exemple du discours de droite prônant la responsabilité individuelle!

Je vais me permettre de la ressortir, cette sortie. "Ca ne sert à rien d'interdire, il faut responsabiliser les gens, les socialistes infantilisent le peuple, les drogués le sont parce qu'ils le veulent bien, les chômeurs aussi... bla bla bla". Merci M. Garelli, j'ai une belle réponse maintenant.

26 février 2008

Avalez la pilule ou je tue les réformes

Lorsqu'un bord politique introduit une mesure contestée à l'intérieur d'un paquet de mesures législatives demandées par tous (parce qu'il s'agit d'une réforme reconnue comme nécessaire, par exemple), il s'agit d'une véritable prise d'otage.


En effet, les mesures souhaitées sont prises en otage, dans le sens qu'elles servent d'alibi pour faire passer une mesure qui, seule, n'aurait que peu de chances de passer - voire aucune. "Avalez la pilule ou je tue les réformes!" La tactique est connue et n'en est pas moins tout à fait déplorable, car antidémocratique.


La réforme sur l'imposition des entreprises est un exemple typique: pour faire passer un cadeau fiscal insensé, on l'a glissé dans un paquet de réformes faisant l'unanimité. Et on a dit au bon peuple que pour sauver ces réformes, il fallait avaler le tout.


NON! STOP! Ce n'est pas ce que j'attends d'une démocratie!


En tant que Vert, je propose d'appliquer le principe de bonne gouvernance suivant: ne JAMAIS ficeler de paquet mêlant un point fortement controversé à des mesures nécessaires et acceptées par une très vaste majorité. Si un point ou un ensemble de points est controversé, il doit être traité à part.


Si on arrive à appliquer ce principe, notre démocratie aura fait un pas important vers une forme évoluée de bonne gouvernance.

11 février 2008

Pour les PME, oui ou non??

Résumons: la réforme fiscale proposée, soit-disant pour le bien des PME, propose deux volets de réforme.

1er volet: facilités de succession, de réorientation etc. Pas de problème, tout le monde est d'accord, c'est bien pour les PME.

2nd volet: abattement fiscal pour les principaux actionnaires des PME les plus florissantes (à même de distribuer des dividendes). Mais pas pour les PME.

Il est clair que le 2nd volet usurpe l'emballage du paquet "pro-PME" et non seulement n'aura aucun effet positif pour l'immense majorité des PME qui ont besoin d'un coup de pousse, mais en plus est en contradiction avec le principe constitutionnel d'imposition en fonction de la capacité contributive. Et il coûte très cher aux contribuables.

Je propose donc de refuser le paquet afin de laisser tomber ce 2nd volet contre-productif.

Pour sauver le 1er volet, c'est très simple: le PS, par l'entremise d'Anita Fetz, a proposé une motion au Conseil des Etats pour introduire les mesures souhaitées par tout le monde. Qui s'y opposerait? Ces mesures pourraient donc entrer en vigueur en 2009.